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Texte alternatif d’image : comment rédiger un ALT accessible et pertinent ?
Apprenez à rédiger des textes alternatifs d’images accessibles : exemples, erreurs à éviter et bonnes pratiques pour votre site web.
Par InclusiWeb10 min de lecture

Les images occupent une place importante sur les sites internet. Elles permettent de présenter un produit, d’illustrer un article, d’expliquer une démarche ou de transmettre une information.
Mais que se passe-t-il lorsqu’une personne ne peut pas percevoir une image ?
Les personnes aveugles ou malvoyantes peuvent notamment utiliser un lecteur d’écran pour accéder au contenu d’une page. Lorsque l’image apporte une information importante, un texte alternatif adapté permet de transmettre cette information sous une autre forme.
Pourtant, les textes alternatifs sont souvent oubliés, trop vagues ou remplis de mots-clés sans réelle utilité.
Bien rédiger un texte alternatif ne consiste pas à décrire chaque détail d’une image, mais à transmettre l’information pertinente dans son contexte.
Dans cet article, découvrez comment rédiger des textes alternatifs utiles, éviter les erreurs fréquentes et améliorer l’accessibilité de votre site web.
1. Qu’est-ce qu’un texte alternatif ?
Le texte alternatif, souvent appelé « ALT », est une alternative textuelle associée à une image dans le code HTML.
Il est généralement défini avec l’attribut alt de l’élément img.
Par exemple :
<img src="clavier.jpg" alt="Clavier utilisé pour naviguer sans souris">
Dans cet exemple, le texte alternatif apporte une information sur l’image. Il peut être restitué par les technologies d’assistance, notamment les lecteurs d’écran.
Le texte alternatif peut également être affiché dans certaines situations où l’image ne se charge pas.
Son objectif principal est de rendre accessible l’information portée par l’image lorsque celle-ci ne peut pas être perçue visuellement.
Il ne faut toutefois pas confondre le texte alternatif avec la légende d’une image. Une légende est généralement visible par tous les visiteurs, tandis que le texte alternatif répond à un besoin spécifique de restitution de l’image.
2. Pourquoi le texte alternatif est-il important pour l’accessibilité web ?
Sans alternative adaptée, une image informative peut devenir difficile à comprendre pour une personne qui ne peut pas la voir.
Le texte alternatif contribue à rendre les contenus plus accessibles, mais son utilité dépend de la manière dont il est rédigé.
Il transmet l’information essentielle
Lorsqu’une image explique une fonctionnalité, présente un produit ou illustre une étape importante, son texte alternatif doit aider à comprendre ce qu’elle apporte au contenu.
Par exemple, sur une page présentant une formation, une image montrant une personne participant à un atelier peut être décrite différemment selon son rôle dans la page.
Si l’image est simplement décorative, une description détaillée n’est pas nécessaire.
Il facilite l’utilisation des lecteurs d’écran
Les lecteurs d’écran peuvent restituer le texte alternatif à leurs utilisateurs.
Un texte imprécis ou inutilement long peut rendre la consultation plus difficile. À l’inverse, une description pertinente aide à comprendre l’information transmise par l’image.
Il améliore la qualité générale des contenus
Rédiger des textes alternatifs oblige également à réfléchir au rôle de chaque image.
Cette démarche permet de vérifier si les visuels apportent une information utile et si cette information reste disponible sous une autre forme lorsque cela est nécessaire.
3. Comment rédiger un bon texte alternatif ?
Il n’existe pas une seule formulation valable pour toutes les images. La bonne description dépend du contexte, de l’objectif de l’image et des informations déjà présentes sur la page.
Voici quelques règles pratiques.
Décrivez l’information utile
Ne cherchez pas à raconter tout ce que vous voyez. Identifiez d’abord ce que l’image apporte au lecteur.
Exemple :
- Peu utile : « Image d’un ordinateur ».
- Plus pertinent, si le contexte le justifie : « Écran affichant un formulaire de demande de devis ».
Le second exemple donne une information plus précise sur le rôle du visuel.
Soyez concis
Un texte alternatif doit transmettre l’essentiel sans multiplier les détails secondaires.
Évitez les descriptions longues qui répètent intégralement le texte déjà présent à proximité.
La longueur appropriée dépend de la complexité de l’image. Un visuel simple nécessite généralement une description courte, tandis qu’un graphique complexe peut demander une explication complémentaire dans le contenu de la page.
Tenez compte du contexte
La même image peut nécessiter des textes alternatifs différents selon son utilisation.
Une photographie d’un ordinateur peut être décorative dans une bannière, illustrer un poste de travail dans un article ou présenter un modèle précis dans une boutique en ligne.
Le texte alternatif doit correspondre à la fonction réelle de l’image dans la page.
Évitez les formulations inutiles
Il n’est généralement pas nécessaire de commencer par « Image de » ou « Photo de », car les technologies d’assistance peuvent déjà indiquer qu’il s’agit d’une image.
L’essentiel est de transmettre directement l’information utile.
4. Texte alternatif : exemples avant et après
Voici plusieurs exemples pour mieux comprendre comment adapter une description au contexte.
Exemple 1 : une image de produit
Contexte : une boutique en ligne vend un sac à dos.
- Texte peu utile : « Photo produit ».
- Texte plus pertinent : « Sac à dos noir avec deux compartiments et des bretelles réglables ».
La description met en avant les caractéristiques utiles à l’identification du produit.
Exemple 2 : une image qui illustre un article
Contexte : un article explique comment tester un site au clavier.
- Texte peu utile : « Image clavier ».
- Texte plus pertinent : « Clavier utilisé pour parcourir les liens et les boutons d’un site web ».
La description fait le lien entre le visuel et le sujet de l’article.
Exemple 3 : une image contenant du texte
Contexte : une infographie présente les étapes d’un audit d’accessibilité.
Un texte alternatif comme « Infographie accessibilité » ne transmet pas les informations principales.
Si l’infographie contient plusieurs étapes importantes, il peut être préférable de fournir une alternative courte qui identifie son sujet, puis de présenter les étapes dans le texte de la page ou dans une description détaillée.
Cela évite de concentrer une quantité excessive d’informations dans un seul attribut.
Exemple 4 : une image décorative
Contexte : une forme abstraite sert uniquement à décorer une section de page.
Si elle ne transmet aucune information utile, elle peut utiliser une alternative vide :
<img src="forme-decorative.svg" alt="">
Cette alternative vide permet aux technologies d’assistance d’ignorer l’image décorative.
Attention : une image ne doit pas être considérée comme décorative simplement parce qu’elle est esthétique. Il faut vérifier si elle transmet une information ou remplit une fonction.
5. Faut-il mettre des mots-clés SEO dans les textes ALT ?
Le texte alternatif et le référencement naturel peuvent être liés, mais il ne faut pas confondre leurs objectifs.
Les moteurs de recherche peuvent utiliser le texte alternatif, parmi d’autres informations, pour comprendre le contenu d’une image.
Cependant, le texte ALT doit d’abord décrire correctement l’information utile de l’image.
Une bonne pratique
Imaginons une page consacrée à l’audit d’accessibilité numérique.
Si l’image montre une personne testant un site au clavier, une description pertinente pourrait être :
« Test de navigation au clavier sur un site web ».
Cette formulation décrit le contenu de l’image et correspond au sujet de la page.
Une pratique à éviter
Évitez d’accumuler des expressions telles que :
« accessibilité web, audit RGAA, SEO, site accessible, expert accessibilité Lyon ».
Cette liste ne décrit pas réellement l’image et peut nuire à la compréhension du contenu.
Les mots-clés ne doivent être utilisés que lorsqu’ils s’intègrent naturellement à une description fidèle.
Le référencement naturel repose sur de nombreux facteurs. Ajouter des mots-clés dans les textes alternatifs ne garantit donc pas un meilleur positionnement.
6. Comment gérer les images complexes, les graphiques et les infographies ?
Certaines images transmettent des informations trop riches pour être décrites correctement en une seule phrase.
C’est notamment le cas des graphiques, des schémas techniques, des cartes et des infographies.
Pour un graphique
Le texte alternatif peut identifier le type de graphique et son sujet. Les données importantes doivent ensuite être accessibles sous une autre forme, par exemple dans un tableau ou dans un texte descriptif.
Pour une infographie
Si elle contient plusieurs informations essentielles, présentez ces informations dans le contenu de la page. Le texte alternatif peut alors rester concis.
Pour un schéma technique
Expliquez les relations ou les étapes essentielles du schéma dans une description textuelle complémentaire.
L’objectif est de rendre l’information accessible sans imposer aux utilisateurs une description excessivement longue ou difficile à suivre.
7. Comment vérifier les textes alternatifs de son site ?
Une première vérification peut être effectuée à l’aide d’outils automatiques, mais une analyse manuelle reste nécessaire pour juger de la pertinence des descriptions.
Voici une méthode simple.
Étape 1 : repérez les images importantes.
Examinez les pages principales, les fiches produits, les articles, les formulaires et les pages présentant vos services.
Étape 2 : vérifiez la présence de l’attribut ALT.
Identifiez les images qui ne possèdent pas d’alternative textuelle ou dont le traitement doit être examiné.
Étape 3 : vérifiez la pertinence des descriptions.
Une image peut avoir un attribut ALT sans que son texte soit utile. Vérifiez que la description correspond réellement à l’image et à son contexte.
Étape 4 : identifiez les images décoratives.
Vérifiez que les images sans valeur informative peuvent être ignorées par les technologies d’assistance lorsqu’elles sont purement décoratives.
Étape 5 : testez le résultat.
Consultez les pages avec un lecteur d’écran lorsque cela est possible, afin de comprendre comment les alternatives sont restituées.
Cette vérification doit être intégrée à une démarche plus large : les textes alternatifs ne représentent qu’une partie de l’accessibilité d’un site.
8. Les erreurs fréquentes à éviter
Voici les problèmes les plus courants lors de la rédaction des textes alternatifs :
- Oublier les images informatives : l’information visuelle peut devenir inaccessible.
- Utiliser des descriptions génériques : « image », « visuel » ou « photo » ne transmettent généralement pas l’information attendue.
- Répéter le contenu voisin : une description redondante peut alourdir la navigation.
- Ajouter trop de mots-clés : le texte devient artificiel et perd son utilité.
- Décrire les détails sans intérêt : la description doit être adaptée au contexte.
- Remplir systématiquement les ALT des images décoratives : cela peut ajouter du bruit dans la restitution par lecteur d’écran.
- Se fier uniquement aux outils automatiques : ils peuvent détecter un attribut manquant, mais pas toujours juger la qualité de son contenu.
La meilleure méthode consiste à examiner chaque image en fonction de son rôle dans la page.
9. Les textes alternatifs dans une démarche RGAA
Le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA) prévoit des contrôles relatifs aux images et à leurs alternatives.
L’objectif est notamment de vérifier que les images porteuses d’information disposent d’une alternative adaptée et que les images décoratives sont correctement traitées.
La présence d’un texte alternatif ne suffit donc pas, à elle seule, à démontrer qu’une image est accessible. Il faut également examiner sa pertinence, sa fonction et le contexte dans lequel elle apparaît.
Pour les organisations concernées, cette vérification s’inscrit dans une évaluation plus large des critères applicables du RGAA.
Un contrôle des textes ALT peut constituer une première étape utile, mais il ne remplace pas un audit complet de l’accessibilité numérique.
Conclusion : des textes alternatifs utiles, pas simplement présents
Les textes alternatifs jouent un rôle important dans l’accessibilité des contenus web. Ils permettent de transmettre l’information utile des images aux personnes qui ne peuvent pas les percevoir visuellement.
Pour les rédiger correctement, il faut tenir compte du contexte, privilégier des descriptions concises et pertinentes, distinguer les images informatives des images décoratives et éviter le bourrage de mots-clés.
La présence d’un attribut ALT ne suffit pas : c’est la qualité de l’alternative qui compte.
En intégrant ces bonnes pratiques à la création et à la mise à jour de vos pages, vous contribuez à rendre votre site plus compréhensible et plus accessible.
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InclusiWeb accompagne les organisations à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes dans l’audit d’accessibilité numérique, l’analyse des contenus, l’identification des anomalies et le suivi des corrections.
Nous pouvons vous aider à examiner les alternatives textuelles de vos images et à intégrer les bonnes pratiques d’accessibilité dans vos contenus et vos interfaces.
Contactez InclusiWeb pour échanger sur les besoins de votre site et identifier les prochaines étapes.
Sources et ressources utiles
- RGAA — Critères et tests officiels
- W3C WAI — Images accessibles
- W3C WAI — Évaluer l’accessibilité d’un site
- Google Search Central — Bonnes pratiques pour Google Images
Cet article présente des bonnes pratiques générales. L’évaluation de la conformité d’un site nécessite d’examiner les critères applicables et le contexte d’utilisation des images.
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